Situation actuelle d’EDYFU

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Voici quelques nouvelles reçues d’EDYFU, dans le contexte de la crise sanitaire du Coronavirus et des évènements politiques actuels. Elles datent de la mi-août.

La situation est assez compliquée actuellement à EDYFU. Le personnel qui le souhaite (la majorité), continue à venir à tour de rôle dans les deux centres afin d’assurer une permanence pour les familles qui ont besoin d’aide.

Les classes de soutien scolaire présentielles ont dû être arrêtées dès la fin mars à cause du confinement obligatoire. EDYFU a tout de même continué à suivre les enfants de façon virtuelle jusqu’au début du mois d’août. En effet, pendant cette période, les écoles ont continué à fonctionner autant que possible, de façon virtuelle et les enfants ont encore reçu des devoirs, généralement par WhatApp. Comme beaucoup de ces enfants et la plupart de leurs parents sont très peu habitués à l’informatique, ils avaient vraiment besoin de l’aide d’EDYFU face à cette nouveauté.

Etant donnée la crise politique de ce mois d’août, le gouvernement a décidé la fin de l’année scolaire début août et la prochaine rentrée scolaire sera en février 2021. Cette situation est très compliquée pour certains enfants, qui se retrouvent parfois enfermés à 10 dans une ou deux pièces, sans rien faire jusqu’à la reprise de l’école. EDYFU a donc décidé de mettre en oeuvre des cours spéciaux, dans les matières les plus importantes.

L’auberge des filles est restée toutefois ouverte depuis le début, en prenant toutes les mesures de sécurité possibles. Les éducatrices se relaient à tour de rôle pour s’occuper des 16 filles qui y sont actuellement hébergées pour cause de maltraitances et de violences sexuelles. Il n’était pas envisageable de les renvoyer chez elles pendant l’épidémie à cause du risque d’être à nouveau victimes de leurs agresseurs.

Depuis avril, EDYFU aide également les familles les plus démunies en leur donnant des vivres de première nécessité (riz, pâtes, farine, huile, sucre, savon, conserves…) ainsi que des médicaments. 4 grandes distributions ont été organisées pour 160 familles, en camionnettes dans les quartiers pauvres. EDYFU dispose également de deux stocks de vivres et de médicaments dans ses deux centres, afin d’être distribués de façon individualisée aux familles qui ont le plus de problèmes et qui viennent directement demander de l’aide.

Quant aux deux unités productives, elles continuent à fonctionner, dans le but de générer des bénéfices qui permettent de payer le personnel. Un contrat a été obtenu auprès de la préfecture de Tarija pour fabriquer des sacs de biscuits que la Préfecture distribue aux personnes âgées.

Enfin, à Morros Blancos, les 25 jardins potagers urbains restent ouverts pour que les familles bénéficiaires puissent continuer à produire leurs légumes.

Biensûr, tout don pour soutenir EDYFU à traverser cette période si particulière est une aide précieuse.

Volontariat de Chloé, Matthieu, Solenne et Thomas en juillet 2019

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Témoignage de Silvia, coordinatrice des volontaires d’Edyfu :

« Chloé, Matthieu, Solenne et Thomas sont quatre étudiants de l’INP Toulouse (Institut National Polytechnique de Toulouse) qui sont arrivés à Edyfu le 3 juillet 2019. Leur séjour a été court (ils ne sont restés qu’un mois) mais malgré cela l’aide de ces 4 volontaires a été magnifique.

Ils ont décidé de venir car dans leur cursus scolaire existait l’option de réaliser un volontariat social pour trois semaines ; pour ces quatre étudiants c’était une belle expérience de sortir d’Europe et d’essayer d’apporter une aide sur un autre continent. Ils ont donc cherché des associations en Amérique latine et ont trouvé le site internet d’EDYFU. C’est Chloé qui nous a contactés au nom du groupe. Pour effectuer ce voyage, ils ont mis en place une collecte (crowfunding) auprès de leur entourage. Ainsi, tout l’argent récolté a été dépensé pour leurs billets d’avion et leur séjour à Tarija.

Nous devons dire que ce fut un groupe très agréable, très dynamique, qui grâce à sa facilité d’adaptation à la culture de Tarija, a pu transmettre sa bonne énergie tant aux salariés qu’aux enfants. Ils ont rendu les activités quotidiennes beaucoup plus amusantes. Pourtant seule Chloé parlait couramment l’espagnol ; grâce à elle ses compagnons ont pu communiquer plus facilement avec tous.

Ils ont logé dans la maison des volontaires de l’Amanecer ; au début ils aidaient à la vente des donuts réalisés par l’unité productive de ce centre d’accueil, en déambulant sur les marchés, en collaboration avec Silvia. Pour attirer les clients ils devaient lancer : « Donuts, donuts à 2 bolivianos (la monnaie locale) pour venir en aide aux enfants d’EDYFU ! « … et ils ont fait ça très bien !

Ils ont aussi apporté leur aide à l’unité productive de la Libellule (l’autre centre d’accueil d’EDYFU) qui à ce moment-là avait une commande très importante de la part de la « sous-préfecture » de Bermejo (située à 200km de Tarija). La quantité demandée était de 20 700 paquets de 410g de muesli. Le groupe d’étudiants volontaires a aidé à étiqueter, empaqueter, refermer et charger le produit pour le livrer à Bermejo. De plus, en parallèle, ils ont aidé à empaqueter les biscuits d’avoine commercialisés sur le marché local.

Ils ont aussi réalisé diverses activités avec les enfants qui venaient au soutien scolaire à la Libellule. Malgré les difficultés de communication dues à la langue, ils les ont aidés à faire leurs devoirs, en leur expliquant avant tout les mathématiques ; ils ont également organisé des activités récréatives et un match de foot entre les enfants de l’Amanecer et ceux de la Libellule.

Du fait de leur court séjour, ils n’ont pu aider que deux jours dans l’activité de parrainage de la Libellule. Chloé et Solenne ont accompagné Cristian (chargé du parrainage) au domicile de deux jeunes filles parrainées : Rosa Jurado et Anahi Gonzales. Ce fut tout de même très utile et agréable pour elles de se rendre chez ces deux filleules, de voir leurs maisons et d’avoir plus de contact avec les familles soutenues par la Libellule.

Chloé, Solenne, Thomas et Matthieu, comme beaucoup de volontaires qui viennent à Edyfu, se sont toujours montrés disposés à aider dans toute activité à destination des familles et des enfants. Nous remercions beaucoup, non seulement ce groupe qui nous a accompagnés en 2019, mais aussi les nombreux volontaires qui sont passés par EDYFU ; nous avons encore et toujours des pensées très affectueuses pour eux. »

AG

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Merci aux parrains Martine, Claire et Emmanuel ainsi qu’à Cristian et Silvia, en direct de Bolivie, de nous avoir rejoints en visio-conférence pour l’AG 2020 d’Adailes. Cela nous a permis d’échanger sur la situation actuelle à Tarija et à EDYFU. Ils nous ont parlé du renforcement du confinement cette semaine et de leur aide aux familles dans le contexte de cette période de crise. Silvia nous a notamment parlé des conséquences de l’annulation de la venue des différents volontaires qui étaient prévus à cause de la crise sanitaire. N’hésitez pas à parler autour de vous de la possibilité de faire un volontariat à EDYFU !

Nouvelles d’EDYFU

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Nouvelles reçues le 26 mai dernier par l’intermédiaire de Silvia, coordinatrice des volontaires à EDYFU et chargée du projet des potagers urbains :
« A Tarija, peu à peu on retourne au travail mais le confinement perdure pour le moment. C’est une période compliquée pour tous et probablement davantage pour les familles comme celles qu’EDYFU accompagne. Beaucoup d’entre elles vivent au jour le jour et le fait de ne pas pouvoir travailler les a mises en grande difficulté financière. Pour le moment on ne mesure pas encore les conséquences réelles de la crise. En ce temps de quarantaine, les réserves de nourriture se sont épuisées pour certains. Plusieurs familles se présentent à EDYFU pour demander de l’aide. Grâce aux potagers de l’Amanecer, certains ont pu aller récolter des légumes, pour les vendre ou pour se nourrir. Certains ont même dû utiliser leur bois pour pouvoir cuisiner à la maison.
Quant aux enfants, il semble qu’ils ne reprendront pas l’école avant le mois de juillet voire août ; les conditions seront probablement complexes. Notamment pour ceux qui étaient déjà en difficulté, la coupure de plusieurs mois est forcément préoccupante. Les enseignants leurs envoient leurs devoirs par WhatsApp mais difficile de savoir comment s’en sortent ceux dont les parents ne sont pas lecteurs ou ne connaissent pas bien les mathématiques. Le personnel d’EDYFU les aide pour leur montrer comment manier les plateformes sur internet.
En cette période il y avait seulement deux volontaires à l’Amanecer. Un autre était présent à la Libellule au moment du confinement mais il a été contacté par le consulat français pour être rapatrié en France. Deux autres devaient arriver par la suite mais ont dû annuler leur volontariat car les frontières étaient déjà fermées.
De manière plus générale, la population est inquiète et la fatigue due au confinement se fait sentir également, si bien que dans certains secteurs de Bolivie on commence à rompre cette quarantaine. Il était question d’une reprise des transports publics début juin, ce qui ne semble pas pertinent aux yeux de certains.
A Tarija, le risque demeure présent et le confinement est maintenu pour le moment. »

Témoignage de Jessica, de l’équipe d’Adailes

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Quand j’ai décidé d’aller rencontrer Edyfu en 2018, à l’âge de 29 ans, je travaillais déjà depuis quelques années en tant psychologue auprès d’adultes en situation de handicap mental.

J’avais une envie de changement, d’un dépaysement pas seulement géographique, social et humain aussi.

Je me suis dirigée vers Edyfu un peu au hasard en farfouillant sur internet. Ce qui a été surprenant, c’est la facilité avec laquelle les choses s’organisent une fois qu’on a pris la décision : je pensais que c’était une montagne d’organisation, en fait il a s’agit d’envoyer un mail puis tout s’est combiné en quelques semaines.

Au-delà du dépaysement, j’avais aussi l’idée de m’inscrire dans un mouvement actif, d’apporter une quelconque participation à une initiative locale, sociale, afin de mieux rencontrer les autres.

Je crois que j’avais peut-être un peu envie aussi de défi, de sortir de ma zone de confort et d’être mise à l’épreuve…. J’ai été servie.

Je devais partir pour aider au soutien scolaire des enfants accueillis à la Libellule, un des centres de l’ONG EDYFU. Ma mission s’est finalement avérée beaucoup plus vaste : en plus du soutien scolaire, j’ai accompagné les enfants à l’école, assisté aux réunions, organisé des sorties et activités ludiques, aidé en cuisine et au service de la cantine sociale, participé à la vie quotidienne de l’auberge de jeunes filles, traduit les lettres des enfants envoyés à leurs parrains et marraines francophones, distribué du matériel scolaire, soutenu les parents en souffrance morale… Et surtout partagé une vie quotidienne riche, mouvementée, pleine de moments de joie, de moments plus difficiles, sur le site même d’Edyfu, en compagnie des jeunes, des vieux, des tous petits, des moyens ; des boliviens, des français, des belges, allemands et autres ; en compagnie des éducateurs, de la cuisinière, des agents administratifs, des jardiniers, de tous les employés, de tous les autres volontaires. C’est ce joli mélange des cultures, des générations, des langages, qui fait la richesse de La Libellule.

C’est la variété des tâches à effectuer, les imprévus, l’absence de monotonie, le mouvement continuel, les surprises du quotidien qui ont rendu ces trois mois de volontariat si spéciaux et si lumineux.

C’est la vie dans cette communauté qui m’a séduite. C’est ce lieu vert, un peu sauvage, dans lequel je me réveillais tous les matins au milieu de tant d’individualités, de voix, de visages.

Jessica

Témoignage de Daniela, éducatrice à l’auberge

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Je m’appelle Daniela Rodríguez, je vis à Tarija et j’ai récemment obtenu un master en Psychologie. Cela fait un peu plus de deux mois que je travaille comme éducatrice à l’auberge de la Libellule les week-ends et aussi à la cantine.

Depuis que j’y suis, j’ai pu partager beaucoup avec les enfants et j’ai vécu des moments gratifiants car nous réalisons des activités qui leur permettent de développer des compétences pour mieux faire face aux problématiques qu’ils rencontrent. Et la relation de confiance que j’ai nouée avec chacun d’eux me permet de mieux comprendre ce qu’ils vivent. Bien sûr, la situation de la plupart d’entre eux est critique mais ils me parlent aussi de leurs rêves, de leurs buts, de leurs aspirations et ils gardent l’espoir de pouvoir atteindre chacun des objectifs qu’ils se sont fixés.

Cela me motive et me donne de la force chaque jour pour aller travailler auprès de ces enfants merveilleux aux nombreux rêves et pour leur apporter le soutien et les conseils dont ils ont besoin pour réussir tout ce qu’ils ont en tête.

En réponse à la situation que traverse actuellement notre pays, nous avons pris les mesures nécessaires, en particulier la fermeture de la cantine pour éviter le rassemblement d’un grand nombre d’enfants. Nous avons également renvoyé dans leurs familles une partie des jeunes filles accueillies à l’auberge mais certaines sont restées en raison du danger qu’elles courent chez elles et c’est moi qui me suis occupée d’elles.

Le contexte actuel de confinement empêche les parents de nos bénéficiaires de travailler et a donc de graves conséquences économiques pour ces familles, qui se retrouvent sans nourriture, entre autres. Au vu de la situation, une partie de l’équipe de la Libellule s’est mobilisée pour apporter des aliments de base aux familles. Cela les a beaucoup aidées et les parents en sont très reconnaissants, mais ils attendent avec impatience que nous puissions rouvrir normalement et fournir à leurs enfants de meilleures conditions d’alimentation.

image confinement

Annulation du concert

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Etant donné les actualités, le concert est malheureusement annulé. Merci à tous ceux qui avaient prévu de venir. Le lien pour les donations reste actif si vous souhaitez tout de même soutenir EDYFU de chez vous. Au plaisir de vous retrouver à un autre évènement, dans un contexte plus serein. En attendant, prenez soin de vous !

Gospel Colors

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Nouveau concert de Gospel Colors en faveur d’EDYFU !
Rejoignez-nous à l’église Saint Vincent de Paul le vendredi 27 mars à 20h30. Dirigé par Bruno Chanel, le choeur a l’habitude de nous transmettre sa passion du Gospel en nous entraînant sur des airs rythmés et chaleureux dans une ambiance conviviale !
 
L’entrée est libre. Le concert marquera le lancement d’une campagne de dons pour soutenir la cantine et le soutien scolaire du centre La Libellule. Si vous ne pouvez pas venir, il est tout de même possible d’y participer en cliquant sur ce lien. Chaque don compte !
 
N’hésitez pas à partager l’évènement et au plaisir de vous retrouver pour un beau moment musical le 27 mars !
 
Pour ceux qui ne connaissent pas EDYFU, il s’agit d’une organisation non gouvernementale bolivienne dont l’objectif est d’aider les familles défavorisées de la région de Tarija, en développant avec elles des projets de soutien à l’éducation des enfants. La Libellule est l’un des centres sociaux créés par EDYFU. Elle comprend de nombreux volets comme des classes de soutien scolaire, un programme de parrainage scolaire, une crèche, des activités de développement par l’art et le sport, une cantine sociale, des formations professionnelles (provisoirement fermées) et une fabrique de muesli et de biscuits où peuvent travailler les femmes du quartier. Enfin, La Libellule accueille et apporte un soutien juridique à des filles victimes de maltraitance et d’abus sexuels. Vous trouverez plus d’informations sur EDYFU et notre association Adailes sur le lien de la campagne de dons ci-dessus.
 
L’équipe d’Adailes (Marjolaine, Karine, Marie, Jessica, Camille) 🙂

 

Affiche concert 2020

Bulletin de la Libellule Février-Novembre 2019

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Bonjour à toutes et à tous,
Nous venons de recevoir le dernier bulletin d’informations de la Libellule, avec plein de nouvelles concernant les projets, l’équipe salariée, les bénévoles… Vous pouvez le lire en cliquant sur ce lien.
Comme vous le verrez dans le bulletin, le budget de la cantine est difficile à boucler, alors vos dons, petits ou grands, seront les bienvenus en cette fin d’année (dons déductibles d’impôt à hauteur de 66%, donc un don de 100€ ne vous en coûte en réalité que 34). Si vous souhaitez faire un virement, nous vous joignons le RIB de l’association. Merci d’avance !
Bonne lecture et très bonnes fêtes de fin d’année !
Les bénévoles d’Adailes
Camille, Jessica, Karine, Marie et Marjolaine

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