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En attendant le concert de dimanche, voici quelques nouvelles d’EDYFU.

Comme les écoles urbaines continuent à fonctionner en distanciel, une salle dédiée à l’informatique comprenant huit ordinateurs a été installée. Elle est destinée aux enfants de l’auberge ainsi qu’aux externes.

Concernant l’unité productive, EDYFU est en train de participer à plusieurs appels d’offres pour obtenir un nouveau contrat avec les services publics. En effet, EDYFU décroche chaque année depuis 2017 un gros contrat de ce type, comme la confection de paniers solidaires distribués par les mairies aux personnes en situation de handicap ou du troisième âge. Ces contrats représentent une grosse production et sont d’une aide précieuse pour financer la maintenance des locaux de La Libellule, les différentes charges de fonctionnement et très souvent, les salaires. Cela peut représenter par exemple 40 000 paquets de biscuits d’avoine à fournir à la ville de Bermejo ou 22 000 paquets de muesli pour les déjeuners scolaires des écoles de Potosi.

L’auberge est actuellement très sollicitée. Les filles accueillies, victimes pour la plupart de violences sexuelles, sont souvent orientées par la Defensoria (service de défense des droits de l’homme en Bolivie), par la juge de l’enfance ou parfois en urgence par la police. Leur situation est complexe et d’autres facteurs viennent souvent l’aggraver.

Plusieurs d’entre elles présentent des troubles psychiatriques comme des délires schizophréniques. Par ailleurs, beaucoup ont des conduites à risques telles que la consommation de médicaments ou de drogues, comportements violents, fugues, prostitution voire tentatives de suicide. 3 fugues et 2 tentatives de suicide ont d’ailleurs eu lieu ce mois-ci.

Actuellement, 4 fillettes ont été envoyées à l’auberge en urgence suite à l’assassinat de leur deux mères. Dans cette situation, une problématique judiciaire s’ajoute aux difficultés sociales impliquant l’interrogatoire des enfants par la police judiciaire, la confiscation de pièces à convictions comme les téléphones, des analyses psychologiques demandées par le juge au personnel d’EDYFU…

Malgré l’importante nécessité de l’auberge, le personnel a dû être réduit pour des raisons économiques avec la fin du financement de la Fédération Genevoise de Coopération en juin 2021. L’avocate et l’éducatrice d’appoint sont parties dans ce contexte, cela augmentant la charge de travail pour le reste de l’équipe.

L’éducatrice de jour Veronica gère ainsi les dossiers personnels des fillettes hébergées en plus de s’occuper des filles et des familles pendant la journée. L’éducatrice de nuit Ana Rosa, psychologue de formation assure les nuits et le suivi psychologique le matin. Valéria quant à elle, responsable week end et puéricultrice de formation, s’occupe seule des 16 internes du samedi matin au lundi matin.

Concernant les autres activités de La Libellule, Mildre, coordinatrice du centre, supervise le soutien scolaire en plus de la coordination avec la Defensoria de la ninez, les pouvoirs judiciaires, les hôpitaux ou les services sociaux de la ville. May, qui s’occupe de l’administration comptable, gère à la fois le suivi de la cantine, du parrainage, des salaires et de l’unité productive.

La difficulté à accueillir des volontaires depuis deux ans avec l’apparition du Covid, se fait ressentir. Cédric, ancien coordinateur à EDYFU, est de passage pour un mois avec sa compagne et ils vont prendre part aux activités. Cela va aider l’équipe.

La bonne nouvelle, c’est que EDYFU vient de recevoir un financement conséquent d’environ 11 000 $ pour rénover le deuxième bloc de l’auberge et renforcer la sécurité autour des deux modules du bâtiment. Cela permettra d’augmenter l’espace pour les 16 filles hébergées qui partagent actuellement une chambre à 4. D’autres filles pourront également être accueillies en cas d’urgence.

Malgré les obstacles, l’équipe de La Libellule est toujours très motivée et poursuit ses activités !

Concert de Note et Bien

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Un nouveau rendez-vous musical a lieu au profit de EDYFU le 10 Octobre ! L’orchestre Note et Bien se produira en effet à 16h à l’église Notre Dame du Sacré Cœur à Maison-Alfort, l’occasion de nous laisser envoûter par leurs mélodies classiques. L’entrée est libre, avec une invitation à verser une petite participation pour EDYFU.

Au plaisir de vous y retrouver ! 🙂

Visio avec Cristian et Silvia

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Vous étiez de nombreux parrains à être présents ce soir pour échanger avec Cristian, responsable des parrainages et Silvia, coordinatrice des volontaires. Cristian et Silvia nous ont donné des nouvelles de la Libellule et du centre Amanecer.

A Tarija, la situation reste globalement compliquée mais le fait de pouvoir retourner dans la rue et retravailler a permis d’améliorer la situation de certaines familles.

A la Libellule, une quarantaine d’enfants bénéficient actuellement du soutien scolaire, par roulement de 10 pour respecter les gestes barrières. Malheureusement, les places étant limitées, tous les enfants ne peuvent en bénéficier.

L’auberge est toujours ouverte. Elle est d’autant plus importante en ce moment puisque les cas de violences sexuelles ont tendance à être plus nombreux en cette période de pandémie. Il est possible qu’elle ferme en juin avec l’arrivée à terme des financements.

28 enfants bénéficient de la cantine et des repas à emporter sont mis en place pour une partie d’entre eux.

La distribution d’aliments et de médicaments aux familles est toujours d’actualité. Un soutien psychologique est également apporté dans ce contexte propice aux problèmes d’alcoolisme et de violence aux femmes.

L’unité productive quant à elle fonctionne bien et assure une part de l’autonomie financière de Edyfu.

Concernant le centre El Amanecer, il a repris très progressivement ses activités, de façon à permettre le respect des gestes barrières.

Le soutien scolaire continue de fonctionner avec un nombre d’enfants restreint. Depuis le début de la crise, EDYDU a facilité l’accès à internet pour les cours qui se déroulaient en visio et a mis à disposition des ordinateurs pour les enfants qui n’en ont pas à leur domicile. La période des cours en visio a tout de fois limité les apprentissages de certains enfants qui ne peuvent être aidés au niveau scolaire par leurs familles.

La cantine, restée fermée pendant un moment, a rouvert. Certains enfants emportent leur repas et d’autres le prennent sur place.

Une distribution de repas est aussi assurée dans ce centre.

Silvia nous a également parlé des potagers urbains qui ont eu beaucoup de succès ces derniers temps, en permettant aux familles d’y cultiver leurs propres légumes. Un nouveau projet autour de la permaculture est en cours.

Témoignage de Camille

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Je m’appelle Camille et je suis bénévole au sein d’Adailes depuis 2012. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai eu envie de soutenir Edyfu sans n’y avoir jamais mis les pieds !

En fait, cette motivation provient de l’année 2010 pendant laquelle j’ai eu la chance de faire un long voyage qui m’a profondément marquée. Pendant cette période, j’ai effectué un service volontaire européen de huit mois en Roumanie puis je suis partie en Amérique du sud pendant quatre mois en sac à dos avec deux amies.

En Roumanie, je me suis retrouvée à animer des activités ludiques avec d’autres volontaires dans un centre Caritas pour enfants Roms de la ville de Baia Mare. La situation sociale de ces enfants était précaire et un certain nombre d’entre eux venaient du bidonville situé au pied de Baia Mare. Sous condition qu’ils aillent à l’école, le centre leur apportait un soutien social, éducatif, psychologique et leur offrait également des activités récréatives. Durant cette période, j’ai pris conscience de l’inégalité des chances et de la vulnérabilité des enfants selon les familles, l’environnement ou le contexte social dans lesquels ils grandissent. Parallèlement, j’ai mesuré l’importance de l’éducation, l’enjeu sur le futur de l’enfant et sur la société qui l’entoure. J’ai aussi été très inspirée par l’engagement des différents acteurs que j’ai pu rencontrer. Et au fil de mon volontariat, j’ai pris conscience de ma responsabilité citoyenne ainsi que de mon pouvoir d’agir.

Lors du voyage avec mes amies en Argentine, au Chili et en Bolivie, nous avons fait énormément de rencontres. Grâce aux trajets en stop, aux nuits chez l’habitant ou aux rencontres spontanées, nous avons voyagé au plus près des locaux. Nous avons reçu beaucoup en faisant connaissance avec ces différents visages aux profils si variés. Cela a été l’occasion d’aborder différents sujets dont certains à cœurs plus ouverts comme la colonisation, les répercussions jusqu’à aujourd’hui, les minorités, la pauvreté, le rapport à la terre, etc… Certaines de ces expériences et sujets soulevés ont entraîné en moi un sentiment d’injustice. Et une nouvelle fois, j’ai été frappée par l’inégalité des chances de certains enfants, faisant écho à mon expérience roumaine. Nous avons notamment croisé très régulièrement des enfants qui travaillaient, chargés par exemple de l’accueil aux auberges de jeunesse, de l’amarrage des bateaux ou de hisser nos sacs bien lourds sur le toit des bus… En même temps, ces nombreuses rencontres ont accentué mon sentiment d’appartenance à une même planète et ont réveillé mon souhait de solidarité.

Avec mes amies, nous avons beaucoup échangé, débattu et construit une réflexion au fil des kilomètres parcourus. Nous nous sommes particulièrement questionnées sur le sens de notre voyage et sur notre chance de vivre toutes ces rencontres. On partageait aussi le sentiment de venir d’un autre monde avec notre confort de françaises. Une sorte de bulle dans laquelle on mesure à peine la chance d’avoir accès à notre confort, à notre sécurité, à notre liberté de choisir notre mode de vie et à notre éducation. Nous nous sommes demandées si on pouvait considérer tout ça comme une normalité, un dû et « pourquoi nous ? ».

C’est ainsi qu’est né le projet de créer quelque chose pour soutenir financièrement une association très similaire à Edyfu, située à Sucre. L’idée était de nous engager concrètement à notre retour comme le fruit de notre voyage et de ses prises de consciences.

Toutefois, à notre retour, mes amies ont rencontré des contraintes personnelles qui ne nous ont pas permis de nous lancer dans la création de l’association imaginée. C’est dans ce contexte que je suis partie à la recherche d’autres associations françaises déjà créées et que j’ai découvert Edyfu et Adailes. Et je suis fière de continuer à soutenir Edyfu 10 ans après !

Le fait d’être volontaire à Adailes m’apporte une grande satisfaction et un sentiment de cohérence. Cela me permet aussi de me dépayser, de sortir de ma bulle quotidienne et de me reconnecter à l’enrichissement de cette année 2010. Je m’occupe principalement de la communication sur le blog ou sur la page Facebook. Au fil du temps, en publiant régulièrement les photos, témoignages ou vidéos, Edyfu m’est devenu familier.

Alors je n’y ai peut être jamais mis les pieds mais j’y aurais mis la tête, ça c’est sûr !

Expérience de Pauline et Raphaël

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Voici un témoignage d’Edyfu concernant la venue de Pauline et Raphaël, en 2019 :

Raphaël et Pauline sont un couple français qui a découvert Edyfu via sa page web. Ils ont effectué une mission de volontariat à la Libellule à partir du 11 mars 2019 et sont restés trois semaines. Bien que cette période soit courte, ils nous ont bien aidés.

Pauline et Raphaël ont partagé du temps avec les enfants, tant en classe de soutien scolaire que sur les activités extra-scolaires. Ils ont participé à la mission de parrainage en aidant Cristian (responsable du parrainage) dans ses tâches : ils ont rendu visite à certaines familles et ils ont aussi collaboré dans la traduction des lettres et courriers pour donner des nouvelles aux parrains. Enfin, ils ont aidé à la production et distribution du Muesli.

En parallèle, Raphaël a réalisé deux vidéos pour la Libellule ; une sur l’Unité Productive, une autre sur le soutien scolaire.

Vous pourrez trouver ces deux vidéos sur sa page Youtube : Raphaël Blandamour JRI / Réalisateur.

Ci-dessous vous trouverez les liens internet correspondants à ces deux vidéos :

La LIBELULA – Educacion y Futuro – 2019

La Production / La Libelula 2019

Ce jeune couple est encore aujourd’hui en demande des nouvelles d’Edyfu, en nous envoyant beaucoup de forces et d’encouragements pour poursuivre notre travail en ces temps difficiles à cause de la pandémie.

Depuis Tarija, nous voulons les remercier pour leur soutien. Nous espérons qu’ils reviendront nous rendre visite un jour et nous les attendrons toujours les bras ouverts.

Nous espérons sortir bientôt de la crise sanitaire du Covid-19 et pouvoir à nouveau compter sur la précieuse aide des volontaires. En cette période, ils sont très importants pour continuer à travailler pour le bien des enfants et des familles d’Edyfu.

Journée à Rosillas

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Voici quelques photos d’une journée de janvier passée par les 14 filles de l’auberge à Rosillas. Elles étaient accompagnées des deux éducatrices Ana Rosa, psychologue et Valeria, educatrice ainsi que de Sandra, une volontaire bolivienne de l’Aliance Française de La Paz.

Ana Rosa, Mili, Evelyn et Pamela
Karen profite de la nature super verte de cet été pluvieux
Les sacs et vêtements pendant la baignade
Ana Rosa, Mayte et Karen en bas à gauche, Jasmin (qui boude) à droite, Milagros, Jenny et Wilma (en blanc) au fond
La petite Mili qui saute (ou Milagros), 8 ans, victime de violences très graves
Jandin (qui adore les citrons)
Karen et Evelyn aident à préparer le barbecue
Fin d’un super bon repas 😉

Activités à l’auberge

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Voici un témoignage d’EDYFU datant du mois d’Octobre dernier. Il décrit les activités de l’auberge des filles, dans le cadre de la crise sanitaire.

En Octobre dernier, suite aux mesures prises par le gouvernement bolivien face à la persistence des cas de Covid-19, les enfants ne pouvaient toujours pas se rendre dans l’enceinte des écoles. Les cours avaient donc lieu virtuellement depuis leur domicile.

Malgré la crise sanitaire, l’auberge des filles est restée ouverte. Cela s’est fait dans le respect des mesures de sécurité afin de préserver la santé des filles, de leurs familles et du personnel.

Le témoignage présente les activités mises en place par Ana Risa Farfan, psychologue et éducatrice à l’auberge.

Les activités sont élaborées selon les problèmes observés au cours de la semaine.
Il y a constamment des groupes de parole pour améliorer la cohabitation entre les filles, afin qu’il
y ait une plus grande empathie entre les voisines de chambre.
Par ailleurs, les filles continuent à bénéficier des classes de soutien scolaire. Ces cours sont réalisés de manière individuelle et/ou en groupe, au vu des difficultés rencontrées pour travailler entre elles. Ce travail est très important pour guider ces adolescentes. Ainsi, elles réalisent mieux leurs devoirs, étant donné qu’elles présentent des difficultés diverses, surtout en mathématiques et en langue.
Les entretiens et visites familiales sont des activités très significatives pour ces jeunes et leurs familles. Elles sont rigoureusement mises en place pour avancer et progresser dans les différents cas. Il est important de rappeler qu’une grande partie des jeunes qui se trouvent à l’auberge ont souffert de violences sexuelles et familiales. Ces entretiens permettent au
personnel d’EDYFU de réaliser un suivi adapté avec la famille de la jeune fille en fonction des problèmes de violence.
Pour que le père ou la mère de famille puisse entrer dans l’établissement, toutes les mesures
de sécurité sont prises : désinfection et respect de la distance physique. De plus, les visites se
font à des horaires spécifiques, afin de préserver la santé de chaque personne impliquée.
En plus des groupes de parole, des entretiens individuels sont effectués afin de travailler de manière plus personnalisée, en se renseignant sur les différents comportements de ces jeunes internes.
De manière à améliorer l’humeur et le moral des filles, à favoriser une distraction positive,
des activités ludiques sont proposées constamment. Il s’agit de réaliser des activités qui leur
plaisent et leur permettre de se divertir, de s’amuser. Voici certaines de ces
activités :

  • Activités manuelles, pour encourager la créativité et stimuler les capacités motrices ;
  • Pâtisserie, pour favoriser la patience, le travail en équipe et apprendre des savoir-faires en pâtisserie ;
  • Théâtre, pour maintenir énergie et enthousiasme. Cette activité encourage l’affirmation de soi au sein du groupe, certaines filles étant plus timides que d’autres. Le théâtre les aide aussi à améliorer l’ambiance au sein du groupe, la confiance en elles-mêmes et en les autres. De plus, les rôles qu’elles jouent leur permettent d’apprendre des règles de conduite et d’améliorer la communication avec leurs parents.
  • Activités sportives, indispensables pour faire de l’exercice et maintenir un bien-être mental ainsi que physique ;
  • Danse et zumba, permettant de maintenir un meilleur moral ;
  • Activités d’hygiène et de nettoyage / propreté à l’intérieur et à l’extérieur de l’auberge ;
  • Activités de semis de graines, permettant de les sensibiliser à la préservation de l’environnement, à une meilleure alimentation et de leur apprendre l’entretien des plantes ;
  • Méditation, activité ayant eu un grand impact sur les filles en diminuant leur anxiété et leurs inquiétudes ; elles disent être ainsi plus relaxées et avoir un meilleur sommeil ;
  • Des « repas-banquets » organisés avec l’ensemble des jeunes filles hébergées, pour leur donner l’opportunité de témoigner la tendresse et l’affectuon qu’elles ont les unes pour les autres.

En plus d’aider les filles de l’auberge, on soutient aussi les parents de ces familles grâce à la
distribution de vivres. En ces temps de crise c’est très important pour eux de recevoir cette
aide : ils sont en train de traverser une situation très compliquée du fait qu’ils ne peuvent
sortir travailler.

Bonne année 2021 !

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Nous vous souhaitons à tous une très bonne année ! Une année plus légère, en bonne santé, joyeuse et solidaire !

Et pour commencer 2021 avec une très bonne nouvelle, nous vous annonçons la clôture de la cagnotte spéciale Covid qui compte grâce à vous… 2440 € ! Nous avons même dépassé l’objectif que nous nous étions fixé ! Nous tenons à vous en remercier très chalheureusement. Cela va être d’une grande aide à EDYFU.

Pour ceux qui n’ont pas eu le temps d’y participer, les autres campagnes de dons sont encore actives.